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YAKUZA : une bonne salle d’escape game doit-elle forcément devenir obsolète ?

YAKUZA : une bonne salle d’escape game doit-elle forcément devenir obsolète ?

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YAKUZA : une bonne salle d’escape game doit-elle forcément devenir obsolète ?

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YAKUZA : une bonne salle d’escape game doit-elle forcément devenir obsolète ?

Dans l’escape game, la nouveauté occupe une place énorme :

  • Nouvelle salle

  • Nouveau décor

  • Nouvelle technologie

  • Nouveaux mécanismes

À force, on pourrait presque finir par croire qu’une salle ouverte depuis plusieurs années est nécessairement dépassée.

Nous ne le pensons pas, et Yakuza, l’une des salles de Closed Escape Game Aix en Provence, en est probablement l’un des meilleurs exemples.

Parce qu’après plusieurs années d’exploitation, des milliers de joueurs, des équipes débutantes comme des passionnés ayant parfois plusieurs dizaines — voire plusieurs centaines — de salles à leur actif, Yakuza continue à provoquer quelque chose :

  • De la réflexion

  • De l’observation

  • Des hésitations

  • Des erreurs

  • Des « mais oui, évidemment ! »

Et surtout cette satisfaction particulière que l’on ressent lorsqu’on comprend enfin ce que le jeu attendait de nous.

Une salle n’est pas bonne parce qu’elle est récente

Dans notre métier, nous devons parfois faire attention à ne pas confondre deux choses : la modernité et la qualité.

Une salle peut intégrer énormément d’électronique, d’écrans, de capteurs et d’effets automatiques tout en proposant finalement peu de réflexion.

À l’inverse, une mécanique très simple peut créer un excellent moment lorsqu’elle est intelligemment intégrée dans l’histoire.

Yakuza possède encore des cadenas - Oui, et nous les assumons parfaitement. Parce qu’un cadenas n’est pas un problème en soi.

Ce qui compte, c’est la manière dont le joueur obtient le code permettant de l’ouvrir.

S’il suffit de découvrir quatre chiffres écrits sous un meuble, l’expérience est évidemment limitée.

Mais si ces quatre chiffres sont la conséquence d’une observation, d’une manipulation, d’une association d’idées ou d’un raisonnement construit progressivement par l’équipe, alors le cadenas n’est que la conclusion de l’énigme.

Et ce qui intéresse réellement le joueur, ce n’est pas le cadenas, c’est le moment où il comprend.

Yakuza reste avant tout une enquête

Lorsque nous avons conçu cette salle, nous ne voulions pas simplement créer une succession d’énigmes. Nous voulions que les joueurs aient réellement le sentiment d’entrer dans un univers.

Celui d’un sushi-bar japonais derrière lequel se cache une histoire beaucoup moins tranquille qu’elle n’en a l’air.

Dans Yakuza, il faut

  • regarder

  • Fouiller

  • Manipuler

  • Faire des rapprochements

  • Comprendre pourquoi certains objets sont présents

  • Utiliser ce que l’on découvre plutôt que simplement attendre qu’une lumière s’allume ou qu’une porte s’ouvre automatiquement.

C’est probablement aussi ce qui explique la longévité de cette salle.

Le jeu repose davantage sur le raisonnement que sur l’effet spectaculaire.

Et le raisonnement, lui, vieillit beaucoup moins vite.

Les joueurs experts ne jouent pas comme les joueurs occasionnels

C’est également quelque chose que plusieurs années d’exploitation nous ont appris.

Il n’existe pas « un » joueur d’escape game.

Une équipe qui découvre son premier escape game ne regarde absolument pas une énigme de la même manière qu’un passionné qui vient de terminer sa 150e salle.

Le joueur expérimenté possède déjà des réflexes.

Il reconnaît certaines mécaniques, il sait souvent où regarder, il identifie plus rapidement ce qui pourrait être utile.

Ce qui lui semble classique peut pourtant être totalement inédit pour quelqu’un qui joue trois ou quatre salles par an.

Et c’est là que le travail devient intéressant.

Parce qu’une bonne salle doit pouvoir offrir quelque chose aux deux profils.

Le débutant doit pouvoir découvrir, comprendre et progresser.

Le joueur expérimenté doit pouvoir rencontrer suffisamment de résistance pour ne pas traverser la salle mécaniquement.

Sur Yakuza, nous avons toujours fait le choix de conserver un véritable niveau de difficulté.

Toutes les salles n’ont pas vocation à être faciles, et toutes les équipes n’ont pas forcément besoin de sortir en 45 minutes pour avoir passé un bon moment.

Parfois, le plaisir vient précisément de cette résistance, de cette énigme qui bloque quelques minutes, de cette discussion entre joueurs ou de ce raisonnement qui semble impossible avant de devenir soudainement évident.

Faut-il pour autant ne jamais toucher à une salle qui fonctionne ?

Non car une salle d’escape game est presque un organisme vivant.

Après plusieurs années et plusieurs milliers de parties, nous voyons des choses que nous ne pouvions pas forcément anticiper lors de sa création.

Nous voyons les endroits où les joueurs hésitent.

Les énigmes qu’ils comprennent immédiatement.

Celles qui demandent parfois trop d’explications.

Les raisonnements qui fonctionnent parfaitement.

Et ceux qui pourraient être rendus plus élégants.

C’est cette expérience qui va aujourd’hui nous permettre de faire évoluer légèrement Yakuza.

Pas pour transformer totalement la salle.

Et certainement pas pour supprimer ce qui fait son identité.

Nous souhaitons plutôt retravailler certaines logiques, améliorer quelques enchaînements et éventuellement moderniser certaines mécaniques, tout en conservant ce qui constitue selon nous l’ADN de Yakuza :

  • une vraie enquête,

  • de la fouille,

  • des manipulations,

  • de l’observation,

  • du raisonnement,

  • et une difficulté volontairement présente.

Faire évoluer une salle sans la dénaturer

C’est finalement peut-être cela, le véritable défi.

Dans un secteur où la course à la nouveauté est permanente, il pourrait être tentant de tout remplacer, de mettre un écran à la place d’un objet, un capteur à la place d’une manipulation, un automatisme à la place d’un raisonnement... Mais la technologie doit rester un outil et ne doit jamais devenir une fin en soi.

Nous aimons évidemment les effets spectaculaires et l’électronique lorsqu’ils apportent réellement quelque chose à l’histoire.

Notre nouvelle salle Space Prisoners en est d’ailleurs une illustration très différente.

Mais toutes les aventures n’ont pas besoin de fonctionner de la même manière.

Yakuza doit rester Yakuza !

Alors, combien de temps peut vivre une bonne salle d’escape game ?

Peut-être beaucoup plus longtemps qu’on ne l’imagine et tant que les joueurs continuent à prendre plaisir à chercher, à réfléchir, à manipuler, à se tromper, à recommencer et finalement à comprendre.

Une bonne salle n’est pas nécessairement celle qui possède la technologie la plus récente.

C’est celle dont les joueurs sortent en continuant à parler des énigmes qu’ils viennent de résoudre.

Et après plusieurs années d’exploitation à Aix-en-Provence, Yakuza réussit encore régulièrement à provoquer exactement cela.

C’est probablement pour cette raison que nous n’avons aucune envie de la remplacer. Nous avons simplement envie de continuer à la faire vivre et à la faire évoluer sans jamais perdre ce qui a fait son succès.

Vous avez déjà joué Yakuza chez Closed Escape Game Aix en Provence ?

Nous serions d’ailleurs curieux de savoir ce dont vous vous souvenez le plus : l’ambiance, la difficulté, une énigme particulière… ou ce fameux moment où tout finit enfin par devenir logique.


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